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GITAN DE DRAGUIGNAN ;UN ABATTAGE BANALISE

Par gens qui parlent :: 29/05/2008 à 15:13 :: Général

Joseph GUERDNER, GITAN DE DRAGUIGNAN ;

CHRONIQUE DECALEE D'UN ABATTAGE BANALISE


(Par Joshua du 34, Edith Raff, Stephane Kerfanto, + les amis du négatif à l'œuvre)

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sanseverino/video/x521c2_toi-le-manouche_music

« Les réactions qu'on peut lire sur Internet consacrées au meurtre de Joseph Guerdner à Draguignan ont de quoi faire froid dans le dos, un peu comme une balle, une balle tirée cette fois par des internautes pré-formatés ! Réactions timorées d'un côté, franchement fascisantes de l'autre, on en oublierait presque qu'ils parlent d'un homme !

Il s'agit, ici, bien de meurtre ! Un des projectiles reçu par Joseph est entré par le dos et est ressorti par la poitrine dans une trajectoire « pratiquement horizontale, avec un angle de 10 degrés » , rapporte un magistrat instructeur se référant aux premiers relevés de la balistique.

Le tireur étant à 4 m de hauteur, cela implique que la victime était « semi-fléchie », soit presque couchée à terre. Et le gendarme parle de situation de défense ?

Pas « un enfant de cœur », Joseph ? Est-il question ici d'instruire pour le juger ? Et les « conneries » d'un type, quel qu'il soit, doivent-elles le mener au peloton d'exécution ?

A cette question non équivoque l'internaucrassie répond « oui-oui » et applaudit des deux paluches dans une tonitruance rappelant celle qui accompagnait les condamnés en place de grèves !

Et elle enfle la rumeur, comme le goût du sang.

Ne faites pas là le procès de Joseph, vous ne pourriez pas le faire, l'Injustice Nationale s'étant chargée de façon anticipée de son cas par l'absurdité d'un système ! Parlons plutôt à ceux qui restent.

Joseph était un de ces gitans sédentarisés, pas mieux ni moins « intégré » que ses frères nomades...

Cette « sédentarisation » aux forceps opérée de longtemps comme une suite logique d'anéantissements successifs d'une communauté de plus en plus scindée par une intoxication christianniste visant a en effacer le paganisme originel.

Il s'agissait déjà de garantir la soumission d'une mosaïque de peuples nomades réfractaires à toutes les formes connues d'abrutissement et d'asservissement collectifs qu'imposaient les empires qui s'affrontaient, s'élaboraient, se défaisaient aux moyens de guerres et de razzias, de domestications de ces peuples nomades qui occupaient le vieux continent jusqu'aux portes de l'Asie convoitée qui constituaient ainsi un rempart humain mobile et fluide de résistances prodigieuses à tous les envahisseurs. Au terme de siècles de persécutions, il ne subsiste guère que quelques traces de ces cultures autarciques dont les ciments composites mêlaient hardiment « un sens moral élevé », un goût irréductible pour la liberté, l'observation rigoureuse des faits, mais aussi le « surnaturel ancestral d'une culture profondément ésotérique, magique, occulte » tel que la chiromancie, l'astrologie, le chamanisme, de « sciences orales » telles l'astronomie (ce sont des voyageurs et grands observateurs des étoiles) le fantastique (ce sont de remarquables conteurs et poètes), ils étaient il y a encore peu les représentants d'une des grandes cultures de la toundra asphyxiées, transpercées par les divers courants religieux, réduites en miettes sous les coups de boutoirs des affameurs de toutes sortes. Et en particuliers des Chrétiens qui les colonisèrent jusque dans leurs ferveurs mystiques héritées des cosmogonies trouvant leurs racines multiples depuis les bords de la Méditerranée jusqu'aux confins du Kazakhstan et même au delà en rencontrant les autres peuples nomades de Mongolie et de Chine.

Il est important de souligner la place que prirent bons nombre de gitans dans la lutte contre les troupes de Franco, souvent aux côtés des anarchistes espagnols et contre les staliniens.

Combattants aussi redoutables qu'infatigables ils constituèrent un moment important de la résistance.

En dépit de leur foi s'opposant à l'athéisme professé par les anarchistes, c'est aux côtés de ceux-ci, et non de Gamacho, qu'ils combattirent farouchement avec toute la détermination que l'on peut supposer exister chez tous les être ayant eu à subir toutes les formes d'autoritarismes.

Leurs connaissances du combat, leur bravoure comme des chevaux et des montagnes, permirent sans aucun doute d'approvisionner les combattants dans les maquis en vivres, en armes et munitions. Important aussi de rappeler le combat mené contre le nazisme et la répression féroce qu'a subit ce peuple, décimé lui aussi dans les camps de concentration.

Ce qui est certain c'est qu'à force d'être jeté de partout , regardé de traviole, de voir « les paysans matois bien de chez nous » se hâter de rentrer leurs poules dès qu'ils aperçoivent l'ombre d'une caravane, de se voir parqués sur des « aires de stationnement des gens du voyage », ces terrains « emplacements municipaux » adossés aux décharges publiques, en bordure de bretelle d'accès aux quatre voies, sans sanitaire, ni aucun aménagement, sans arbre, rien de plaisant associé à l'idée du voyage ni rien de rien, la colère et le rejet ne pouvaient que gronder…

Pour un peu, « les gens du voyage » seraient marqués au fer,

comme du bétail…

L'exclusion permanente bientôt retournée, inversée, comme une « gifle digne », ultime bouclier contre le « devenir néant » ; il y a de quoi délinquer ! C'est là d'ailleurs la seule alternative à l'humiliation institutionnalisée dans laquelle est enfermée toute la communauté des « gens du voyage », bon gré mal gré, c'est souvent qu'il n'y a rien d'autre à faire et que l'honneur même interdit au plus grand nombre d'entre eux de ressembler ne serait-ce qu'un peu à ces « gadjots » qui les mettent à l'index...

La délinquance c'est aussi « l'inéluctable réponse du berger à la bergère », un moment paradoxal de dignité face à une « fatalité extérieure artificielle » inassumable car d'abord imaginée et orchestrée par d'autres trouillards repus , bourgeois, prolos, lumpen, catho, humanistes, fumiste accrochés à leurs certitudes « civilisationnalistes » tels des morpions sur le poil !

Il faudra bien retourner d'une façon ou d'une autre

les baffes et les affronts.


Faisons gaffe quand même, amis, ils rechargent déjà leurs « guns » !

Les sédentaires ne sont pas mieux lotis, vivant dans des bidonvilles à l'écart de tout, dans des baraques ou immeubles souvent identiques à ceux qu'on attribue - contre monnaie sonnante et trébuchante - aux « étrangers indésirable »s mais pourtant là et tellement corvéables, lesquels ne pouvant plus échapper aux aléas qu'impose la dictature de l'économisme sur le vivant, qui mal nourris et mal soignés dans leurs maladies et leurs blessures allaient de l'insalubrité des bidonvilles ancrés dans la boue aux cités HLM concentrationnaires dont l'accès aujourd'hui serait revendiqué comme la panacée des « droits de l'homme » et de la « dignité laborieuse », avec pour vignette de l'ignominie socialement consentie à l'esclavage salarié ces cartes de séjour iniques qui sont tout autant de cartes de rationnement, des cartes et attestations au renoncement à toute liberté ! Des aussweiss limités pour tous les humiliés de la Terre !

La sédentarisation -à grands coups de manipulations et de persécutions diverses- ne change pas l'esprit de ceux qui les regardent de haut. Eux dont pourtant le statut sur l'échelle de la misère ne les place guère qu'à un petit échelon de distance à partir duquel ils donneraient volontiers du talon contre « l'autre pauvre » qui le suit : l'étrange étranger…

Ils sont pourtant 96 % a avoir choisi ce mode de vie ! Mais si leurs caravanes ont perdu leurs roues, même quand ils ont presque rendu les armes à force d'avoir été laminés, éparpillés, persécutés, déportés, gazés, brûlés, vaincus, même après avoir consenti de se conformer à tout ce qui odieusement leur est imposé sans se renier totalement et définitivement, ils traînent avec eux, malgré eux, la même image déformée nourrie de cette peur qu'éprouvent ceux qui croient détenir un soupçon de « réalité » en vivant à genoux face à ceux qui de toutes façons n'ont plus d'autre choix que celui de se servir plutôt que servir…

La soumission dont ils ne veulent pas,

elle-même leur est contestée !

Les trop nombreux membres de cette communauté épuisée, sensibles aux messages tronqués « de l'intégrationnisme, de l'assimilationnisme », les « sédentarisés » l'ont d'ailleurs appris plutôt rudement à leurs dépends .

Ils vivent désormais dans la séparation et sans racines autres que celles des transfuges. Les « sédentarisés et les « voyageurs » ne se reconnaissent presque plus d'affinités au delà du spectacle qui les suppose au royaume de l'aliénation.

La conversion quasi homogène au christianisme qui a achevé de précipiter leur mode de vie dans une pseudo modernité les ayant opposés, divisés et durement exposés constituait jusqu'il y a peu, paradoxalement, l'un des derniers ligaments de leurs fraternités et de leurs solidarités…

Aujourd'hui c'est la révolte et le refus de la misère qui forgent les consciences ouvrant d'autres perspectives : en effet, les peuples dits sédentaires sont tous devenus des peuples condamnés à toutes les migrations. Ce retour de bâton assez ironique est en passe de contribuer à une autre weltanschauung du « voyage », des gens du voyage….

Pour l'heure cependant, l'affront continue quand ils cherchent un travail et qu'on le leur refuse, qu'ils tendent la main (humiliation terrible entre toutes) et qu'on les rabroue, quand ils demandent « des Droits » comme des Citoyens du Monde et que ceux-ci leur sont déniés…de même qu'à tous les autres…

Au même titre que certains sont trop bronzés,

eux, sont coupables d'être encore « trop gitans ».

Tandis que les masses bien pensantes

ont déjà peur de le devenir un peu…


Et voilà que ce type, cet esclave appointé, ce larbin d'un ordre assassin a voulu pour régenter le peu d'alternatives laissées à ceux et celles qui n'ont presque plus rien, et déjà presque plus d'unité sociale , voila que ce boeuf et avec lui tous ceux qui consentent au pire, qui ont troqué la garantie de ne pas mourir de faim contre la certitude de périr d'ennui s'arrogent la légitimité et le Droit d'ôter une vie, de se faire juges et bourreaux d'une histoire compliquée, bien au delà de leurs facultés intellectuelles et de toute compréhension ! Au même titre que lui, d'autres éructent derrière leurs claviers, et glaviottent à qui-mieux-mieux de reconnaissance soumise regrettant seulement de n'avoir pû tenir entre leurs mains le flingue vengeur, de n'avoir pas été à sa place !

C'est le retour infâme du prestige de l'uniforme et de l'uniformité…

à coups de crosses s'il le faut.

Les valets adorent ça !

D'autres plates réactions s'indignent de cette mort mais, à aucun moment, ne trouvent le courage d'analyser les raisons d'une telle situation, d'admettre que notre société permet à quelques uns un contrôle total de toute vie humaine, allant jusqu'à un droit de vie et de mort.

La situation à Draguignan ne peut être visible que dans un ensemble qu'on ne veut pas mettre en lumière.

Expliquer, c'est remettre en cause un système en présentant les vraies raisons d'un dysfonctionnement menant à l'absurde pouvoir donné à une minorité sur nos vies à tous au nom du profit, au nom de la dictature des plus riches et du droit qu'ils s'octroient de contrôler l'ensemble de la population mondiale pour s'engraisser encore plus.

La démocratie qu'on nous présente, en nous prouvant par Démos plus Kratos la valeur de l'égalité supposée des citoyens Grecs qu'on veut nous appliquer n'explique jamais ce que citoyenneté voulait dire chez ces mêmes Grecs.

Démosthène, le premier défenseur et père de cette « démocratie » tablait, du haut de l'Agora, sur une société égalitaire comportant 15 % de citoyens responsables, les 85 % restant étant sous la coupe, par l'esclavagisme et le servage, de ces citoyens responsables.

Voilà la vraie valeur de la démocratie grecque qu'on nous applique encore.

Le cas gitan, pour le coup, est emblématique de cette démocratie. Comme pour le reste de la population, notre démocratie n'est formée que d'une minorité de dirigeants régnant sur un servage et un esclavagisme qui taisent leurs noms et disposant d'un pater familias aboli par les textes dits de « la déclaration des droits de l'homme et du citoyen » mais jamais dans les faits.

Il est temps de renverser tout ça !

Pour notre part, et face au décés de Joseph, nous adressons à ses proches toute notre considération chaleureuse et notre sentiment de révolte face à cet acte épouvantablement dégueulasse mais se banalisant comme chacun sait.

Nous adressons par ailleurs aux auteurs des réactions odieuses félicitant le corps de gendarmerie et l'Etat complices de cet enième assassinat que rien ne saurait justifiér de quelque manière que ce soit de l'assurance indéffectible de tout notre mépris !. »

Joshuadu34

Edith Raff

Stephane.kerfanto

+ Les amis du négatif à l'œuvre http://nosotros.incontrolados.over.blog.com

par Nosotros.Incontrolados-Les Amis du Négatif à l'O publié dans : CONTROLE SOCIAL communauté : les amis du negatif

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