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Collectif "Les Elus c'est VOUS!"

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Deuxième communiqué

Par gens qui parlent :: 25/01/2008 à 20:21 :: Communique du collectif

O M C

Organisation Mondiale du Commerce

ou

                                                Organisation Mondiale du Crime


L'ouverture du marché est une bonne chose pour tout le monde, même pour ceux qui perdent leur emploi à cause de cette ouverture.”

Mr. Pascal LAMY, directeur général de l'OMC, membre du PS,

conférence de presse, à l'OCDE, décembre 2001.


Vos entreprises ont fourni des efforts considérables pour nous éclairer, nous, à Genève, sur l'importance de vos industries et la nature stratégique des buts que vous poursuivez. [...] J'estime que ma tâche est d'aider les autres membres de l'OMC à comprendre les perspectives américaines en matière de commerce.”

Mr. Rufus H. YERXA, directeur général adjoint de l'OMC, devant le lobby américain des entreprises de services, octobre 2004.


L'AGCS, l'Accord Général sur le Commerce des Services, est l'instrument d'une idéologie qui imprègne tous les accords de l'OMC : le néolibéralisme, nous avertissent Raoul Marc Jennar

et Laurence Kalafatides, dans leur livre “L'AGCS Quand les Etats abdiquent face aux multinationales”. Cette forme de libralisme économique se caractérise par une double volonté : “libérer les acteurs économiques de toute entrave et réduire la capacité d'intervention des pouvoirs publics à tous les niveaux.”


En effet, suite à la supercherie diabolique, dont le scandale fut dénoncé en 1997/98, de l'Accord Multilatéral sur les Investissements (AMI), celui-ci vient d'être relooké et remodelé à travers un Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) : un traité de la mondialisation néo-libérale, où 150 pays s'emploient, depuis 1995 à repérer et détruire les législations nationales et les réglementations locales créées naguère pour protèger les spécificités de chaque pays, régions ou municipalité, mais à présent considérées comme autant d' “entraves au commerce”.


Autement dit, un “traité pour passer des droits des peuples à disposer d'eux-mêmes au droit des investisseurs à disposer des peuples” (dénoncé en 1998 par la Société des réalisateurs de films, porducteurs de films, Syndicat français des artistes interprètes). L'AGCS est un cadre légal pour “exploiter le capital humain”. L'AGCS est un monstre qui libéralise par effet cliquet : ce qu'il gagne est définitivement perdu par nous. Y compris tous les accords sociaux acquis par le Conseil National de la Résistance en 1945. Autrement dit, une dictature du profit financier se profile pour les générations à venir à travers la mondialisation de ces profits. La victoire de la guerre 39/45 serait-elle en train de nous échapper ?... La négation récente des décisions de ce CNR représente l'un des effets de la mise en place de la nouvelle barbarie, celle du néo-libéralisme à travers le monde par le biais de l'OMC et de son navire amiral l'AGCS. Le nazi SS revient par la fenêtre pour condamner effectivement à mort la S.S... Et des acquis sociaux obtenue-s en 1945.


Ainsi engendrée sous la pression des milieux d'affaires réunis dans leur OMC, une formidable machine à détruire les services publics mondiaux entre en action par les règlements de l'AGCS, objectif : libéraliser tous les services en supprimant un à un les obstacles au commerce. L'AGCS autorisera par exemple une multinationale à poursuivre pour concurrence déloyale une commune qui subentionne sa cantine scolaire.... Mais l'AGCS menace aussi à terme l'enseignement, la santé, la culture et l'accès à l'eau potable. Comprendre le fonctionnement de cette canonnière libérale conçue hors de tout contrôle démocratique, c'est se donner les moyens de l'enrayer. La loi LRU actuelle sur la privatisation des universités participe pleinement du pouvoir de l'AGCS. Contester cette loi c'est lutter contre l'autoritarisme d'un système anti-démocratique. Mais il faut savoir que les partis de droite, comme de gauche, ont signé tous les accords de l'AGCS depuis le début de son existence, les uns après les autres ils l'on défendu. “Les gouvernements ont intérêt à maintenir les peuples ignorants et pauvres : ignorants pour être manipulés, pauvres pour être achetés !...”


Partout la propagande se propage à coups de campagne de presse. Ainsi le Lotis, groupe de pression de banquiers anglais, reçoit-il un jour l'appui du directeur de Reuters, Henry Manisty, qui propose les services de son agence de presse pour “faire passer les vues des groupes financiers de manière optimale auprès du grand public, dit-il, en février 2001”. En fait, il s'agit bien d'une oligarchie cooptée à l'intérieur de l'OMC. Aussi l'organisation de la vie en commun ne saurait être réservée à une institution ou à une catégorie d'élus. Des conseils municipaux, des assemblées départementales, des assemblées régionales expriment leurs craintes de voir l'AGCS remettre en cause leur capacité à fournir des services et affirment leur désir de se dérober aux effets de cet accord. Un peu tard. Mais ce mouvement s'est enclenché, soutenons le, et surtout agissons. Mais... “l'AGCS n'est pas seulement un accord entre gouvernements. C'est avant tout un instrument au bénéfice des milieux d'affaires” avertissait P. Lamy, en 2000. Aujourd'hui, les choses sont encore plus claires :“Quelque chose doit remplacer les gouvernements. Le pouvoir privé me semble l'entité adéquate pour le faire.” a déclarer Mr. David Rockefeller, tel est le but avoué de l'AGCS.


Partout le faux s'impose sur les peuples, par “la représentation” spectaculaire et marchande du système politique et économique. Nous le voyons dans cette déclaration de Dominique Strauss-Kahn à l'assemblée nationale où il certifiait que l'AMI n'aurait “aucune influence sur notre législation, sur le droit du travail, sur le secteur public”, en tant que ministre de l'Economie et des Finances, le 4 février 1998. Nous sommes gouverner en permanence par le mensonge, national, régional, local... Où, désormais, même “le vrai devient un moment du faux”, dit G. Debord dans “La Société du Spectacle”, une critique radicale qui n'a pas vieillie d'un pouce depuis son écriture en 1967.


Nous rappelons encore une fois ici, que, pour le moment, la démocratie n'existe pas... Nous n'en voyons qu'un simulacre. Ainsi bernée, l'humanité s'éloigne au profit de l'inhumanité. Monde inanimé, sans conscience... Nous ne prenons même plus le temps de nous parler, en dehors de nos “clans”, “chapelles”, “associations” bien sécurisée-s. Nous avons peur les uns des autres : c'est ça notre enfer, notre grégaire-solitude !... Les leaders nous imposent le silence, “des agneaux”.

La démocratie ne peut exister, car elle est usurpée précisément par “la représentation” (de notre absence). Nous ne décidons réellement de rien. Et pire maintenant, car elle se prépare à être falsifiée par la domination, qui nous propose aujourd'hui, “la participation”, à notre propre exploitation !...Nous le répétons, la démocratie, par définition, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple : c'est la démocratie directe, où la parole appartient à la base, qui seule peut gouverner et contrôler ses propres décisions ; où les “élus” éventuels sont révocables à tout moment. Le salut de notre fragile humanité est entre nos mains. Sachons vivre le nouveau. Vivre, c'est agir. Agir, c'est se parler pour décider. Construisons de nouvelles situations. Dépassons l'ancien : le mensonge. Descendons dans nos propres profondeurs, cherchons-y la vérité et créons-la : nous ne la trouverons nulle part ailleurs. Parlons-nous et décidons.


Liste Libre, pour un Conseil Ouvert, “Les Elus, c'est VOUS !”

Sur l'Ile de Groix le, 19 /01/2008.

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